1. PREMIERS JOURS A BORD

Après un an de recherche et quelques aventures, nous avons donc (enfin!) signé l’achat de « LA MAGIE » à Milan ce vendredi 10 novembre à midi. La découverte du bateau commence par un weekend de grand nettoyage et beaucoup d’aller/retour à la déchetterie du port de Gênes ! Delphine redonne vite un peu d’éclat au bateau. Elle vide les placards des tonnes de linge moisi, de vaisselle pas très nette et d’autres surprises…. Les lingettes « javel » s’amoncellent dans les nombreuses poubelles. De mon côté, Je tente de redonner un aspect correct à la salle machines, véritable capharnaüm encombré de vieux bidons d’huile, de pots de peinture sechée, de filtres usagés , de ventilateurs cassés, de vélo crevé de de matériels sans intérêt dans un état plus que douteux. On en balance tellement à la poubelle que le bateau va finir par sortir de ses lignes !

17h30. Le chauffage du bord est en route, il fonctionne sur 3 pattes mais de l’air tiède et sec commence à souffler des groupes qui fonctionnent. Nous prenons quelques heures pour faire des achats à IKEA, Leroy Merlin et Maison du monde… Après deux jours de galériens, « Raphaël » commence à apparaître derrière l’abandon manifeste de « LA MAGIE » par ses anciens propriétaires. Avec ces quelques emplettes bien sélectionnées, le bateau commence à reprendre vie.

19h30. retour de notre petite virée en amoureux. Nous avons acheté l’essentiel indispensable : Une couverture douillette, des verres à mojito, deux bougies parfumées et quelques autres babioles. Nous rentrons à bord pour trouver une ambiance « cooconing » qui commence à sentir bon… bougies obligent ! En rentrant d’un n-ieme tour nocturne à la benne à ordures, je trouve que la bougie dégage quand même beaucoup de fumée… d’ailleurs on commence à ne plus distinguer la timonerie depuis la baie vitrée… ALARME !!! AU FEU !!! Je descends en quelques dixièmes de secondes dans la salle machines. On ne voit pas à 20 cm. Une fumée acre s’échappe en grosses volutes d’un des trois groupes de clim ! FEU ELECTRIQUE !!! je ne pense pas aux nombreux extincteurs mais je saute sur le tableau électrique et je coupe tout. Je file sur le quai et je débranche le bateau. Retour en salle machine, on ne voit plus à 10 cm et l’atmosphère de plastique brûlé est insupportable… mais la source de la fumée semble avoir diminuée…. Mon premier diagnostic : La clim a pris feu. Heureusement que je connait déjà un peu le bateau. Je force l’ouverture des trappes d’évacuation et je rebranche l’extracteur d’air. En haut, on ouvre tout en grand pour évacuer la fumée qui sature le salon et qui menace de descendre vers les cabines…. çà commence bien. Nous avons acheté le bateau il y a 8 heures, nous sommes à bord depuis 5 heures et nous avons mis le feu… Bienvenue à bord !!! Le groupe de clim est brûlant mais la fumée s’évacue… on va vers le mieux. En haut Delphine n’en même pas large. Je la rassure comme je peux… la situation est sous contrôle. Il faut maintenant rebrancher calmement les équipements électriques en vérifiant la sécurité… et mettre un peu de chauffage avec nos petits convecteurs soufflants.

20h30. La situation est maîtrisée. Une salle odeur flotte encore mais la fumée a disparue. Damien m’assure au téléphone qu’il y a plus de peur que de mal. Le groupe est de nouveau froid… La clim est définitivement coupée jusqu’à l’arrivée du bateau à La Rochelle. Ouf. ……………………….

Et le bagne reprend. Delphine dans le carré, la cuisine et les cabines… Moi dans les fonds et la salle des machines. Ça rigole pas trop sur le pont. On a bossé comme des chiens. Dimanche midi, nous quittons le bateau sans en avoir vraiment profité mais content du travail effectué…. Nous reprenons l’avion crevés mais assez fiers de nous… Réaliser ses rêves demande parfois quelques efforts et quelques sacrifices. Nous sommes en plein dedans ! Mais même s’il reste beaucoup avant de le mettre à notre niveau, nous voyons le vrai potentiel de « Raphaël » : c’est le bon. IL NOUS CONVIENT !

Maintenant, le temps est compté. Il faut ramener le bateau en France, au plus vite et au plus près de la maison pour la préparation du grand voyage de retour. 2000 milles nautiques de Gênes à La Rochelle via Gruissan (le port de Narbonne) . Un tour de la péninsule ibérique via Ibiza, Gibraltar, Lisbonne et le fameux cap Finistère. A mi-novembre, le bateau navigue mais il n’est absolument pas au niveau pour faire une aussi longue navigation en plein hiver.

Grace aux contacts professionnels de mon pote Jean-Michel et de Damien, notre électricien rochelais, une place de choix nous attend à Gruissan au ponton professionnel avec toute l’assistance technique de nécessaire à la préparation et à l’installation de l’électronique. Franck, notre spécialiste moteurs va pouvoir venir à bord depuis La Rochelle avec son équipe pour faire une grosse révision technique.

Enfin, le bateau ne sera plus qu’a 500 kilomètres de la maison, nous allons pouvoir y passer les weekends de décembre et les fêtes de fin d’années avec les enfants. Il est temps de quitter l’Italie. Trop loin, trop chère, trop compliquée. Heureusement, Pietro fait de son mieux pour dé-complexifier la situation.

Nous devons partir au plus vite.

A suivre…

 

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